Capturés, ils ont été exhibés dans les rues de la ville, où ils ont été hués et insultés par la population.
Ce dimanche, jour de
l’Indépendance ukrainienne, 40 à 50 soldats ukrainiens encadrés de
rebelles séparatistes en armes ont vécu une terrible humiliation à
Donetsk où ils ont été exhibés dans les rues de ce fief prorusse et hués
par la foule.
Sous un soleil de plomb, dans le grondement continu des bombes proches, ils avancent, tête baissée, mains qu’ils gardent jointes dans le dos, pendant que la foule vocifère. L’un a la tête bandée. Un autre, tout jeune, l’air effrayé, regarde sur le côté par en-dessous, évite un projectile.
La Convention de Genève sur les prisonniers de guerre indique que ces derniers doivent être protégés « contre tout acte de violence ou d’intimidation, contre les insultes et la curiosité publique ».
« Fascistes ! », « Pédérastes ! », « Vous tuez des enfants ! », hurle la foule. Un homme réclame la mise à mort de ces « sous-hommes » aux combattants rebelles, aux airs martiaux, lunettes noires et bandana kaki de rigueur, qui encadrent les malheureux. « Tu veux tuer notre sang ? », lance un autre.
Le cortège passe aux pieds de la statue de Lénine, regard sur l’horizon, main négligemment rentrée dans la poche gauche, pigeon assis sur la casquette. Les bouteilles d’eau et les déchets volent vers les prisonniers.
« Ça a été un plaisir de voir ces salauds », dit une sexagénaire, collier de perle au cou, heureuse d’avoir pu assister au défilé de ces « créatures », « si malheureux, si pâles ».
« Je les hais ! Regardez tous ces gens qui meurent sous leurs bombes », lance en réponse Svetlana, sexagénaire venue de Petrovsky, secteur très touché par les bombardements quotidiens qui frappent le bastion de Donetsk, encerclé et assiégé par l’armée ukrainienne depuis plus d’un mois.
Toute la journée, quelques centaines d’habitants s’étaient rendus place Lénine devant une dizaine de véhicules militaires détruits ou pris à l’ennemi. Une femme se fait prendre en photo collée à un combattant, « Chayka », qui se fait acclamer. Une autre, en uniforme, confie sa kalachnikov à sa fille de dix ans qui épaule l’arme et vise.
Sous un soleil de plomb, dans le grondement continu des bombes proches, ils avancent, tête baissée, mains qu’ils gardent jointes dans le dos, pendant que la foule vocifère. L’un a la tête bandée. Un autre, tout jeune, l’air effrayé, regarde sur le côté par en-dessous, évite un projectile.
La Convention de Genève sur les prisonniers de guerre indique que ces derniers doivent être protégés « contre tout acte de violence ou d’intimidation, contre les insultes et la curiosité publique ».
Une réplique de ce que Staline avait fait subir aux Allemands
Dans cette tentative de réplique de « la marche des vaincus » allemands organisée par Staline à Moscou en juillet 1944, il y eut intimidation et insultes venues de la foule de quelques milliers de personnes.
« Fascistes ! », « Pédérastes ! », « Vous tuez des enfants ! », hurle la foule. Un homme réclame la mise à mort de ces « sous-hommes » aux combattants rebelles, aux airs martiaux, lunettes noires et bandana kaki de rigueur, qui encadrent les malheureux. « Tu veux tuer notre sang ? », lance un autre.
Le cortège passe aux pieds de la statue de Lénine, regard sur l’horizon, main négligemment rentrée dans la poche gauche, pigeon assis sur la casquette. Les bouteilles d’eau et les déchets volent vers les prisonniers.
« Un plaisir de voir ces salauds »
Après un quart d’heure de calvaire, ils sont menés à deux bus. Berger allemand en laisse, une combattante rebelle, cheveux ras, lunettes noires, passe pendant qu’une vieille dame bénit les geôliers sous les vivats : « Bravo les gars ! ». « Nouvelle Russie (Novorossiya) ! », scande la foule avant de rentrer chez elle.
« Ça a été un plaisir de voir ces salauds », dit une sexagénaire, collier de perle au cou, heureuse d’avoir pu assister au défilé de ces « créatures », « si malheureux, si pâles ».
« Je les hais ! Regardez tous ces gens qui meurent sous leurs bombes », lance en réponse Svetlana, sexagénaire venue de Petrovsky, secteur très touché par les bombardements quotidiens qui frappent le bastion de Donetsk, encerclé et assiégé par l’armée ukrainienne depuis plus d’un mois.
Un pied de nez à Kiev
Ce pied de nez à Kiev en ce jour de fête nationale ukrainienne, Viktor Seredezov, moustachu chétif et dépenaillé qui se dit soldat et exhibe sa carte du parti communiste, l’attendait depuis le matin : le président ukrainien « Porochenko fait un défilé de la victoire, nous on fait une variante stalinienne ».
Toute la journée, quelques centaines d’habitants s’étaient rendus place Lénine devant une dizaine de véhicules militaires détruits ou pris à l’ennemi. Une femme se fait prendre en photo collée à un combattant, « Chayka », qui se fait acclamer. Une autre, en uniforme, confie sa kalachnikov à sa fille de dix ans qui épaule l’arme et vise.


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