Manuel Valls et sa sombre face cachée On ne triche pas avec ses origines Tableau de celui qui, au primaires socialistes, se disait venir de famille de résistants, humble et Modeste MANUEL VALLS LA VERITE SUR UN NANTI À ANALYSER
Une biographie sidérante qui va à l’encontre de tout ce que l’on croyait
savoir sur le nouveau Premier ministre. De la famille aux entourages,
de l’enfance à la franc-maçonnerie, sans oublier les « white » et les «
blancos », tout y passe. L’intéressé y apparaît comme un « bipolaire »
total, une espèce d’ambitieux au double visage qui dit « oui » un jour
et « non » le lendemain, qui passe du noir au blanc sans jamais être
troublé. Bref un « parle-menteur » qui a entièrement réécrit sa carrière
Ci dessous :
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Sur le portail de www.delitdimages.org Une
interview par Caroline Parmentier. Journaliste d’investigation,
Emmanuel Ratier, qui a fondé il y a dix-huit ans la revue
« quinzomadaire » (comme aurait dit Serge de Beketch) d’informations
toutes plus confidentielles les unes que les autres Faits et Documents, publie aujourd’hui Le Vrai visage de Manuel Valls, une biographie sidérante qui va à l’encontre de tout ce que l’on croyait savoir sur le nouveau Premier ministre.
De la famille aux entourages, de l’enfance à la franc-maçonnerie, sans
oublier les « white » et les « blancos », tout y passe. L’intéressé y
apparaît comme un « bipolaire » total, une espèce d’ambitieux au double
visage qui dit « oui » un jour et « non » le lendemain, qui passe du
noir au blanc sans jamais être troublé. Bref un « parle-menteur » qui a
entièrement réécrit sa carrière. Nous avons rencontré Emmanuel Ratier
afin d’approfondir les relations de Manuel Valls avec l’Eglise
catholique.
— Emmanuel
Ratier, vous publiez aujourd’hui une véritable bombe, Le Vrai visage de
Manuel Valls, qui est une biographie pas du tout « autorisée » comme on
dit dans le jargon de la presse people. Comment avez-vous fait pour
l’écrire aussi vite ?
— En réalité, j’ai attaqué cette biographie début janvier. Comme
vous le savez, j’ai une très importante documentation, accumulée depuis
plus de quarante ans. Bref de l’ager avant internet,
la préhistoire, et on y trouve des pépites. Le personnage me paraissait
avoir de la rouerie et de l’ambition. Souvenez-vous que Nicolas Sarkozy
lui a demandé quatre ou cinq fois, entre 2007 et 2012, d’entrer dans son
gouvernement. Comme ce Catalan ombrageux n’avait eu de cesse en 2013 de
s’attaquer à La Manif pour tous ou aux militants nationalistes au lieu
de faire son travail de ministre de l’Intérieur (c’est-à-dire
pourchasser les délinquants), je me suis demandé ce qui pouvait le faire
passer pour un « socialiste de droite ». Mais je ne pensais pas
découvrir un tel personnage. Il y aurait déjà de quoi faire sur lui un
film à succès, dans la veine de Petits meurtres entre amis.
— Pour résumer, qui est Manuels Valls ?
— Valls, c’est un ego démesuré au service d’une ambition maladive. En
moins de trois ans, le « Petit Chose » est passé de l’anonymat (5,6 % à
la primaire socialiste de 2011) à Matignon. C’est une espèce de bluff
très largement reconstruit : issu de la plus haute bourgeoisie catalane
par son père et d’une famille suisse enrichie dans le trafic de l’or par
sa mère, ce fils d’un célèbre peintre catalan nullement anti-franquiste
a grandi dans un milieu huppé, dans une maison située en face de l’île
Saint-Louis. Ce qui lui a permis de fréquenter le gratin des beaux-arts
mais aussi de la politique. Dès ses 18 ans, alors qu’il n’était même pas
encore naturalisé français, il a passé un accord secret, appelé « pacte
de Tolbiac », avec deux camarades au très brillant avenir, Stéphane
Fouks, aujourd’hui pape des communicants socialistes et membre du comité
directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France,
et Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France et ponte
de la sécurité urbaine. Son ascension doit beaucoup à ces deux hommes,
avec lesquels il est demeuré étroitement lié. Comme l’indiquait Le Nouvel observateur (4 octobre
2012) : « Dans l’ombre de moins en moins tutélaire de François
Hollande, Manuel Valls, cherchant la lumière, n’en finit pas de grimper
le grand escalier du pouvoir. »
— Quelles sont ses origines ?
— C’est un point essentiel. Toutes ses origines, ses ancêtres, son
histoire familiale et sans doute l’histoire de ses propres parents, va à
l’encontre de la légende qu’il s’est créée : une espèce de fils
d’immigré loqueteux, le rejeton d’un réfugié antifranquiste. En réalité,
il n’en est rien. Tout d’abord, Manuel Carlo Valls Galfetti est né le
13 août 1962 à Barcelone (Espagne) à la clinique La Ferroviaria, rue
Campoamor dans le quartier d’Horta, où est enracinée la famille Valls, à
quelques encablures de la propriété du père de Manuel Valls. Qu’est-ce
que cela montre ? Que les Valls n’étaient nullement interdits de séjour
au tout début des années 60 en Espagne. C’est un des frères de son père,
gynécologue dans l’Espagne franquiste, qui supervisa l’accouchement.
Par son père, il est issu d’une des plus grandes familles de la très
haute bourgeoisie catholique catalane. Son arrière-grand-père, Jose
Maria Valls i Vicens, juriste de formation, reprit avec son frère Agusti
la banque de son père, la banque Magin Valls (le nom est un hommage à
Saint-Magi, le saint patron de Tarragone). Etroitement lié à l’Eglise,
ce notable assuma également des responsabilités politiques, comme la
vice-présidence de la Ligue de Catalogne (catalaniste conservatrice) et
fut, comme son frère, membre de la Chambre de commerce de Barcelone,
dont il devint vice-président avant de mourir en 1907.
Son fils, Magi Valls i Marti, donc le grand-père de Manuel Valls, fut
une figure des milieux intellectuels catalans du début du XXe siècle.
Il fonda et développa la banque Pons i Valls qui existe toujours, après
avoir connu des vicissitudes. Mieux, pour faire valoir ses convictions
catholiques, le grand-père de Valls lança le quotidien conservateur et
catholique El Mati (Le Matin). Ce quotidien fut
interdit par les Rouges dès le début de l’insurrection, le 19 juillet
1936. Les locaux furent aussitôt saisis et attribués au Parti socialiste
unifié de Catalogne, qui dissimulait le Parti communiste. Dès le 21, y
fut imprimé son quotidien,Treball.
— Ce qui mettait automatiquement la famille Valls sur les listes de suspects ?
— Exactement. J’ai retrouvé les mémoires inédits en français du père de Manuel Valls, La Meva caixa de Pandora.
Ils ont été rédigés en catalan. On y découvre que le jour de
l’insurrection, le prêtre de l’église Saint-Jean, située juste en face
de la maison des Valls, dit spécialement la messe pour le grand-père de
Manuels Valls. A noter que cette église, ainsi que le presbytère, seront
incendiés par la Fédération anarchiste ibérique. C’est à la famille
Valls que le prêtre chargea de cacher de nombreux ornements religieux.
Les hosties consacrées furent cachées derrière un miroir (toute la
famille faisant une génuflexion quand elle passait devant) et les objets
du culte les plus précieux en or et argent furent jetés au fond du
puits du jardin (ce qui devient une « fosse septique » dans la
biographie de Valls de Hennen et Verdez !). Le père de Valls, âgé de 12
ans, fut chargé de porter le calice. Dans le même livre, le futur
peintre raconte les exécutions sommaires et les assassinats perpétrés
par les Rouges et comment il fut traumatisé.
— On est donc très loin du réfugié antifranquiste ?
— Il faut tordre le coup de la légende du père qui a « fui le régime
franquiste pour se réfugier en France » et aux sorties régulières sur
« l’ambiance de plomb du régime franquiste » qui aurait poussé son père à
« émigrer » outre-Pyrénées. Capital (novembre 2013), par exemple, le présente comme un « petit-fils de républicain espagnol » ou, mieux encore, Le Nouvel Economiste (8 septembre 2011) comme issu d’« une famille ayant combattu le franquisme ».
En réalité, l’amour de la peinture lui est venu d’un prêtre, l’abbé
Manuel Trens. Directeur du musée diocésain de Barcelone, cet abbé
officiait au couvent des dominicains de Horta, où le père de Valls
servait la messe. Il effectua alors, durant la guerre civile, des études
artistiques à l’Ecole des arts et métiers, l’Ecole Massana, après avoir
suivi ses premières leçons auprès de Charles Collet, sculpteur suisse
installé à Barcelone. Il travaillera, à partir de 1940, dans le vitrail,
l’orfèvrerie ou encore l’architecture, peignant à l’époque dans un
atelier à Horta. Donc, sur des thèmes essentiellement catholiques.
Amoureux de la France, le père de Manuel Valls figure parmi les
fondateurs du Cercle Maillol (1946) en Espagne, créé au sein de
l’Institut français de Barcelone pour organiser des expositions. Doit-on
rappeler qu’Aristide Maillol entretint des relations très étroites avec
le plus célèbre sculpteur du IIIe Reich, Arno Breker (qui fut l’élève
sans doute préféré de Maillol), et que ce dernier permit à sa muse, Dina
Vierny, d’éviter la déportation. Le père de Valls a obtenu une bourse
en 1949, s’est plu à Paris et c’est pour ces raisons qu’il a décidé de
s’y installer définitivement en 1951, mais sans jamais couper les ponts.
— Il n’a donc pas fui l’Espagne et n’a jamais été un anti-franquiste déclaré ?
— Non. La meilleure preuve est qu’il conservera des liens plus
qu’étroits avec l’Espagne, s’y rendra systématiquement en vacances (en
été et à Noël), y exposera sans aucun problème… et que son fils, Manuel
Valls, y naîtra. Dès 1951, il expose à Barcelone, à la galerie Syra et,
l’année suivante, une de ses toiles obtient le Prix de l’exposition du
Collège d’Espagne, à la cité universitaire. Cette toile, Fabrique à Clignancourt,
sera même une des œuvres principales du très officiel Ve Salon
d’octobre à Barcelone, où il sera par la suite un exposant régulier. En
1953, une première exposition lui sera exclusivement consacrée à
Barcelone. L’année de la naissance de Manuels Valls, son père Xavier
Valls, profondément catholique, dessinera et fera exécuter les vitraux
de la chapelle catholique privée du ministre gaulliste Edmond Michelet.
— Et du côté de sa mère ?
— C’est du même tonneau, si j’ose dire. Dans Pouvoir (2010)
Manuel Valls décrit un oncle métis : « Je me suis souvent dit que mon
oncle était une parfaite incarnation de la culture humaine. Fruit d’une
double vie de mon grand-père maternel tessinois, il était sierra-léonais
par sa mère. (…) Riche de son héritage helvéto-africain, il a vécu à
Londres toute sa vie qui vient de s’achever. C’est cela, pour moi,
l’homme du XXIe siècle, c’est l’homme multiculturel. »
Ce qui est totalement grotesque. Son père a épousé en 1958 Luisangela
Galfetti, une institutrice de quinze ans sa cadette, originaire de
Ludiano (Val Blenio) dans le Tessin. Elle parle le dialecte propre à ce
canton de la Suisse italienne. Elle a grandi dans une famille qui a
accédé à la bourgeoisie au travers de diverses aventures coloniales. En
bref, des gens qui se sont enrichis grâce aux colonies.
En effet, du côté de son père, la famille a choisi l’Afrique. Ugo
Galfetti, avec son frère, a bâti sa fortune en Sierra Leone, à Rokupr
(près de Freetown), où il s’était installé. Ayant débuté dans le
commerce de riz, de tissus et de machines, les frères Galfetti ont fini
par contrôler la plupart des commerces de la ville, comme l’indique le
seul livre existant sur cette histoire rocambolesque Remote Corners, A Sierra Leone Memoir, d’Harry Mitchell, paru chez Radcliffe Press en 2002. Mieux, la famille Galfetti s’est lancée dans le commerce de l’or.
Ainsi le grand-père du Premier ministre socialiste, « une personne
mythique » pour Manuel Valls, possédait-il, avec son frère Plinio, pas
moins d’une dizaine de villas à Freetown, qu’ils abandonnèrent
définitivement, chassés par l’indépendance du pays en 1961. Une histoire
de colons classique, qui ressemble à celle des pieds-noirs d’Algérie.
Cela n’a rien à voir avec « l’homme multiculturel » décrit par Valls.
Propos recueillis par Caroline Parmentier
• Le Vrai visage de Manuel Valls, Editions Facta, 16 euros (en vente sur le site www. vraivisagemanuelvalls.com ou à la Librairie Facta, 4 rue de Clichy, 75 009 Paris).
Vidéo - Manuel Valls et sa sombre face cachée :
Le Werwolf
Source :
Sans Langue de Bois :: Lien



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