Drôle d’épopée que celle du fusil d’assaut français FAMAS F1 en Irak et en Syrie ! Qui aurait cru un jour que ce bullpup ayant équipé en dotation standard l’armée française durant des années allait se retrouver un jour en Irak et en Syrie aux mains de quelques “révolutionnaires” syriens et de terroristes de l’armée de l’organisation connue sous le nom de l’Etat Islamique ?
La présidence française actuelle a osé faire ce que qu’aucun
gouvernement français ni autre intermédiaire dans le florissant commerce
des armes n’a osé imaginer: transformer le FAMAS en une arme de
terroriste!
Officiellement, il n’a jamais été question de livraison d’armes aux
rebelles du Moyen-Orient. C’était à peine si on murmurait entre Londres
et Paris que c’était juste quelques armes (babioles) non létales comme
un ou deux gilets pare-balles…Et pourtant!
L’Angleterre n’osa pas livrer ses SA80. Même pas les plus anciennes
versions de ce fusil. Il est vrai que son usage n’est pas du tout
populaire et encore moins commode. La France, dans un élan de solidarité
sans précédant avec les rebelles dans le monde arabe est allé jusqu’à
vendre la première version de son fusil FAMAS aux rebelles et aux
terroristes de l’Etat Islamique. En petites quantités il est vrai, moins
de 600 unités selon des indiscrétions. Mais la symbolique est grande.
Il fut une période où tous les révolutionnaires de la planète
arboraient le fameux Kalashnikov AK-47. Trois décennies plus tard, des
révoltes du monde arabe aboutissent à deux conflits internationaux dans
lesquels des rebelles sont soutenus par une seule puissance hégémonique.
En Libye, les FN FAL, les G3 et les G36 remplacent l’AK-47 comme arme
de révolutionnaires! Cela a donné lieu à de nombreuses critiques quant à
l’implication trop flagrante de pays de l’Otan aux côtés des rebelles.
Chose que l’on a voulu évité en Syrie où l’ensemble des armes livrées
par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne aux
rebelles syriens est demeuré jusqu’à fin 2013 issu des stocks des
anciens pays de l’Europe de l’Est ou bien des arsenaux libyens livrés
aux quatre vents.
Puis vint le temps du doute cartésien. Al-Assad était fort de l’appui
et surtout de la cohésion de son armée et de ses alliances
stratégiques. Les rebelles subissaient défaite sur défaite. L’armée
syrienne libre, l’un des groupes rebelles que l’Occident considère à
tort comme laïc, était minée par les dissensions internes et la
corruption au point où on évoquait ouvertement sa disparition. C’est à
ce moment que certains pays d’Europe, tentant de faire quelques rentrées
d’argent en ces temps de vaches maigres allèrent jusqu’à brader des
stocks entiers de vieilles variantes d’armes de guerre issues de leurs
arsenaux nationaux.
En décembre 2014, une unité de l’armée régulière syrienne prend
d’assaut une localité tenue par trois groupes de la rébellion syrienne
après que ces derniers aient subi pendant des jours un bombardement
aérien en règle.
Lors de leur avancée dans le fief rebelle, des soldats syriens
rapportèrent avoir entendu un bruit d’arme automatique assez particulier
et inhabituel émanant des positions rebelles. Un officier a même
consigné dans son rapport radio un possible usage par les rebelles dans
cette zone de fusils d’assaut autrichiens Steyr AUG. Ce dernier a été
utilisée dès 2012 par les unités d’élite de la rébellion.
Mais le bruit n’était pas identique. A la fin des combat, un soldat
découvrit la dépouille de ce qui paraissait être un chef de groupe
rebelle et à ses côté un fusil d’assaut comportant des inscriptions en
français. C’était un Famas F1. Dans un très mauvais état.
Avec le temps, l’exploitation de rapports rebelles capturées par les
renseignements de l’armée de l’air syrienne révéla entre autres que les
unités de FAMAS F1 livrées par la France n’ont pas rencontré un grand
succès parmi les rebelles. Certains de ces derniers avaient eu pas mal
de difficultés à trouver des munitions adaptées à cette arme. De plus
l’arme est irréparable en cas de casse. Enfin d »autres firent état de
difficultés techniques et deux cas d’explosion soudaine de l’arme en
plein usage ont été mentionnés.
Cela n’empêchera pas la vente de cette arme au design particulier aux
radicaux de l’Etat Islamique dont certains connaissent bien ce bullpup
pour en avoir pillé quelques spécimens dans les magasins d’une unité
spéciale de la brigade de lutte anti-terroriste irakienne.
Porté par un idéal socialiste d’une acception particulière, Hollande a
t-il rêvé de voir le FAMAS devenir l’arme des révolutionnaires?
Quoi qu’il en soit, trois FAMAS sont apparus dans des vidéos entre
les mains d’éminents chefs de l’organisation l’Etat Islamique en Irak et
au Levant, laquelle subit actuellement les foudres de l’aviation
américaine au Nord de l’Irak…
Publié le 23 août 2014 par Strategika51
LE WERWOLF
Arrêt sur Info :: Lien


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire