Seize prévenus comparaissaient dans le cadre d’un trafic de stupéfiants qui avait pour cadre la place centrale de Quetigny, en 2010 et 2011.
Le 10 juillet dernier, à l’issue de deux jours de grand-messe
judiciaire, le tribunal mettait en délibéré son jugement dans une
affaire de trafic de stupéfiants ayant pour cadre principal la place
centrale de Quetigny, dans les années 2010 et 2011.
Une famille entière suspectée
Ce
genre de grand-messe – seize prévenus – ne se termine ni par
l’absolution, ni par la pénitence, mais généralement par des
condamnations, plus ou moins lourdes. En l’espèce, le trafic, « enkysté
dans le quartier » selon le mot de Mme le procureur Roux-Morizot,
mettait notamment en cause une famille. Trois frères et, c’est assez
rare, leurs parents retraités étaient prévenus. Les deux septuagénaires
ont été relaxés du délit de blanchiment et de non-justification de
ressources, au bénéfice du doute.
Interdiction de territoire de la Côte-d’Or
Leurs
trois fils, en revanche, n’échappent pas aux sanctions : Jassère
Rahouadj, le plus impliqué, est condamné à six ans de prison ferme avec
maintien en détention et interdiction de territoire de la Côte-d’Or
pendant cinq ans.
Ses deux frères s’en sortent avec trois ans et
trente mois ferme. Les peines des autres mis en cause sont pratiquement
toutes conformes aux réquisitions et s’échelonnent d’une simple amende –
pour un consommateur – à quatre ans de prison pour Soufiane Ouazar,
l’un des rares qui ne contestait pas les faits.
On notera que le
tribunal, s’il a condamné l’ensemble des prévenus à l’exception des
parents, a prononcé des relaxes partielles pour les faits de
blanchiment, juridiquement bien difficile à retenir.
LE WERWOLF
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