Deux missiles largués par l'armée israélienne ont frappé de plein fouet un immeuble à logements de 12 étages dans la ville de Gaza, provoquant son effondrement et faisant au moins au moins 22 blessés, dont 11 enfants.
L'État hébreu a lancé quelque 5000 frappes aériennes contre Gaza
au cours des sept dernières semaines d'affrontement avec le Hamas, mais
celle de samedi est devenue la première à avoir raison ainsi d'un
édifice de cette hauteur. Les bâtiments voisins ont été secoués par la
force de l'impact.
L'armée israélienne a affirmé que le bombardement aérien visait
des centres d'opération du Hamas se trouvant dans la bâtisse, mais n'a
toutefois pas expliqué pour quelle raison la tour de 48 appartements
avait été rasée.
Selon les autorités policières palestiniennes, un appareil
militaire israélien avait lancé un tir d'avertissement cinq minutes
avant que les deux avions de chasse ne balancent les missiles du haut
des airs.
Au moins 22 personnes, incluant 11 enfants et cinq femmes, ont
subi des blessures dans cette attaque, a spécifié Ayman Sahabani,
responsable de la salle d'urgence de l'hôpital Shifa, à Gaza.
L'offensive de Tsahal témoigne de la tension qui règne dans la
foulée de la rupture des négociations de paix orchestrées par l'Égypte
et d'une violation d'un cessez-le-feu un peu plus tôt cette semaine.
L'armée israélienne a dit avoir recensé au moins 93 tirs de roquette et d'obus de mortier en provenance de Gaza, samedi.
Appel à un cessez-le-feu
Quelques heures avant cet échange d'hostilités, Le Caire avait
appelé à un cessez-le-feu indéfini dans la bande de Gaza, invitant les
représentants palestiniens et israéliens à reprendre les
pourparlers indirects.
L'appel en provenance du ministère des Affaires étrangères est
survenu peu après une rencontre entre le président palestinien Mahmoud
Abbas, qui a le soutien de l'Occident, et le président égyptien Abdel
Fattah Al-Sissi, au Caire.
Le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, n'avait pas de commentaire à formuler dans l'immédiat à ce sujet.
Un porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a pour sa part affirmé
que le groupe avait entendu l'appel de l'Égypte. Mais rien ne porte à
croire que le Hamas a l'intention de revenir sur ses exigences de
longue date.
Depuis le début du conflit, le 8 juillet dernier, les
affrontements ont fait plus de 2090 victimes palestiniennes, incluant
près de 500 enfants.
Pendant que l'Égypte renouvelait son invitation, le Hamas - le
groupe le plus actif des Palestiniens dans cette guerre - signait un
document permettant aux Palestiniens d'adhérer à la Cour pénale
internationale (CPI).
L'adhésion palestinienne à la CPI pourrait mener à l'ouverture
d'une enquête sur d'éventuels crimes de guerre commis par Israël, mais
également par le Hamas.
LE WERWOLF
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