♦ La France hollandaise, symbolisée par le président « normal » du même nom, c’est celle que l’on retrouve avec tristesse quand on a eu la chance de prendre quelques vacances à l’étranger. Une France sale et ridée, qui sort de l’histoire. Une France qui fait mal.
La France bavarde
Bien sûr, la France hollandaise s’écoute parler, chaussée de ses
nouvelles lunettes «made in Denmark». Le flot médiatique et minable ne
s’arrête plus.
«Elle cause, elle cause, c’est tout ce qu’elle sait faire», pourrait
une nouvelle fois dire Zazie ! RRéppubliqqque, Démmocccratie, Drroits de
l’homme, Libérration, Heures Sombbrres, Raccissme, Réfformes
Socciétales, Redddressement Prroductif, coassent sur tous les tons les
perroquets ridicules qui sont au pouvoir. Ridicules à force
d’impuissance.
A côté d’eux un Guy Mollet, un Edouard Daladier ou un Jean Jaurès passeraient pour des géants ou des parangons de popularité !
La France qui s’abandonne
Mais la France hollandaise c’est la France qui s’abandonne.
La France qui n’a plus de politique arabe mais qui se soumet chaque
jour un peu plus à l’islam sur son sol. La France qui joue les petits
télégraphistes des Israéliens mais qui laisse tomber les chrétiens
d’Orient. La France ralliée à l’OTAN et espionnée par les Etats-Unis. La
France qui se coupe progressivement de tous ses alliés historiques et
notamment de la Russie. La France réduite au rôle de pompier en Afrique.
La France vassalisée, minoritaire, endettée qui va quémander à Berlin
un assouplissement des normes budgétaires qu’elle a pourtant soutenues
lors de l’avènement du Traité de Maastricht et la mise en place de
l’euro.
La France impuissante
Car la France hollandaise c’est la France impuissante.
Impuissante à lancer les réformes qui s’imposent. Impuissante à faire
entendre sa voix. Impuissante à réduire les dépenses et les impôts, ce
que tous nos voisins ont su faire. Impuissante à relancer la croissance
et l’industrie (en 2014 la production industrielle est revenue à son
niveau de… 1994). Impuissante à faire régner la loi et l’ordre sur son
territoire. Impuissante à faire prévaloir le bien commun sur les
intérêts particuliers.
La France hollandaise c’est celle des clans, des minorités
agissantes, des partis, des loges, des corporatismes, du MEDEF et des
passe-droits.
La France qui fait dans son froc
La France hollandaise c’est la France qui a peur de tout.
C’est la France libanisée qui n’ose plus rien, de peur que les
banlieues ne s’embrasent. C’est la France des policiers qui n’osent plus
aller dans les cités ou qui ont peur de la «bavure» médiatisée. C’est
la France qui n’ose pas empêcher l’immigration irrégulière ni protéger
ses frontières par peur du «racisme».
C’est la France qui a peur des radars, du fisc, du chômage, des
cambrioleurs et des juges. La France qui ne veut plus appeler les choses
par leur nom de peur de se faire accuser de racisme ou d’antisémitisme.
La France qui ne veut plus prendre de risques, «principe de précaution»
oblige, ni faire d’enfants.
La France des vieux qui font dans leur froc.
La France qui recule
La France hollandaise c’est la France qui recule.
C’est la France qui roule à vélo et qui «vapote» pendant que nos
voisins travaillent : celle où les trains n’arrivent plus à l’heure,
celle des pannes, des grèves, des ordures non ramassées, des tags que
l’on n’efface plus, celle des usines et des commerces qui ferment, celle
des hôpitaux où l’on attrape des maladies, celle des écoles où l’on
n’apprend plus rien. C’est la France du bac, de la fac et du mariage
pour tous. Celle de l’à-peu-près et du laxisme érigés en système.
Celle des pauvres, aussi, que l’on voit dormir dans la rue ou bien
fouiller les poubelles devant les superettes. Celle où l’ascenseur
social ne fait plus que descendre. Celle où le trafic, la fraude et la
corruption rapportent désormais plus que le travail et l’épargne. La
France hollandaise c’est la France tiers-mondisée qui s’installe.
La France ridiculisée
La France hollandaise c’est enfin la France ridicule et ridiculisée.
La France ventripotente, à l’image de son «chef de l’Etat», qui croit
pouvoir encore donner des leçons à l’univers entier alors qu’il
n’arrive plus à mettre de l’ordre dans ses propres affaires. Celle qui
se croit de gauche alors que l’on s’est rallié au néo-capitalisme en
abandonnant le peuple.
Celle qui se déclare à tout bout de champ «préoccupée» par tout ce
qui arrive dans le monde, pour la simple raison qu’elle ne se montre
plus capable de ne rien empêcher. C’est la France inaudible et
pleurnicharde.
Car celle qu’aiment encore les étrangers – celle des grands hommes,
des artistes, des paysages équilibrés et des beaux châteaux – disparaît
lentement mais sûrement dans le grand néant de la «mondialisation
heureuse» chère à M. Strauss-Kahn et ses émules.
La France qui gronde
Mais soyons juste.
La France hollandaise a commencé bien avant Hollande. Car les responsabilités de la classe dirigeante française – oligarques politiques, syndicaux, administratifs, du patronat et des médias – dans ce naufrage collectif sont écrasantes. François Hollande est plus un aboutissement fatal qu’un début. La fin d’un cycle.
Et puis ne désespérons pas : la France hollandaise c’est aussi la France qui gronde ; celle qui en assez de perdre ou de se faire plumer. Celle qui ne veut plus se sentir étrangère dans son propre pays. Celle qui prend conscience que cela ne peut plus continuer ainsi.
Celle qui va se révolter.
Michel Geoffroy
18/08/2014
18/08/2014
Le Werwolf
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