Un retraité voulait se faire rembourser par son assurance maladie, mais a essuyé un refus au motif de son décès. Il lui a fallu prouver qu'il était vivant.
Le retraité, qui réside dans les Vosges, s'était rendu deux jours plus tôt chez son médecin généraliste pour une prescription de médicaments contre son diabète, "tel que je le fais depuis des années tous les trois mois", a-t-il précisé. "Sur le coup, quand on reçoit ce courrier, on se demande si on rêve. Après, avec ma femme, on en a rigolé...", a-t-il assuré, alors que le montant de la consultation à rembourser était de 23 euros. "Ce qui est exceptionnel, c'est que je suis censé être mort, mais le courrier indique que j'ai quand même une possibilité de recours ! Et quand j'ai appelé l'organisme, la Ram, on m'a dit : Prouvez que vous êtes M. Sevrain !" a-t-il encore raconté. Il a fallu que son médecin traitant certifie qu'il était bien vivant pour sortir de cet imbroglio.
D'après le sexagénaire, la sécurité sociale professionnelle a d'abord pensé à un dysfonctionnement de sa carte vitale, avant de découvrir l'origine de l'incident : son généraliste avait racheté son cabinet à un ancien médecin, qui était, lui, décédé le 4 janvier 2010. La Ram n'a pu être jointe mercredi matin.
"Jusqu'alors, je n'avais aucun problème de remboursement, alors que je vais chez ce médecin depuis toujours... Et c'est seulement maintenant qu'on m'oppose le décès de l'ancien, quatre ans après...", a soupiré le retraité, qui a tout de même récupéré les 23 euros il y a quelques jours.
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