McDonald's, Wendy's et d'autres chaînes de restauration rapide devraient être la cible d'actes de désobéissance civile pouvant mener à des arrestations, jeudi, alors que les leaders syndicaux accélèrent leur campagne visant à syndiquer les travailleurs du milieu.
Kendall Fells, responsable de l'organisation à Fast Food
Forward, dit en entrevue que les travailleurs de plusieurs dizaines de
villes ont été formés pour commettre pacifiquement des gestes de
désobéissance civile en prévision des manifestations qui auront lieu
cette semaine.
Mme Fells n'a pas voulu dévoiler ce qui était prévu lors des
manifestations organisées dans quelque 150 villes américaines, mais les
travailleurs impliqués dans le mouvement ont récemment invoqué des
sit-in comme exemples de stratégies pouvant être employées pour
intensifier leur démarche visant à obtenir des salaires plus importants
et la syndicalisation. De précédentes manifestations visaient quelques
restaurants dans chaque ville, souvent sans véritablement déranger les
activités commerciales.
Un porte-parole de l'Union internationale des employés des
services, qui supervise les manifestations, a souligné que des
infirmières se joindront aux rassemblements à certains endroits.
La campagne Fight for 15 $US a attiré l'attention à l'échelle
des États-Unis, alors que l'accroissement des disparités économiques est
devenu le sujet chaud du jour.
Le président Barack Obama et d'autres ont affirmé que la hausse
des salaires pour les gens se trouvant au bas de l'échelle pouvait
servir à renforcer la classe moyenne.
M. Obama a par ailleurs renouvelé son appel auprès du Congrès,
lors d'un passage à Milwaukee, pour que celui-ci hausse le
salaire minimum.
Plusieurs employés des chaînes de restauration rapide, par
exemple, ne gagnent pas beaucoup plus que le salaire fédéral minimum de
7,25 $US l'heure, soit environ 15 000 $US par année pour des semaines
de 40 heures.
Ces travailleurs sont cependant sujets à des horaires
imprévisibles et ne savent pas combien de temps ils travailleront de
semaine en semaine, puisque les restaurants veillent à ne pas devoir
payer des heures supplémentaires.
Cette campagne est conçue pour attirer l'attention sur ces
problèmes, auxquels peu de consommateurs pensent lorsqu'ils achètent des
burgers et des frites, mentionne Catherine Fisk, une professeure de
droit du travail syndiqué à l'Université de Californie à Irvine.
Avec le temps, croit-elle, cela pourrait aider à changer l'état
d'esprit à propos des postes dans les restaurants de bouffe-minute, qui
ont toujours été considérés comme difficiles à syndiquer.
« Le but est de persuader les travailleurs qu'il n'est pas
nécessaire que cela se passe ainsi. L'objectif est aussi de convaincre
les consommateurs de la même chose. »
Mme Fisk rappelle entre autres que les emplois manufacturiers
étaient autrefois considérés comme des postes mal rémunérés et sans
grandes perspectives d'avenir.
Cela a changé dans les années 1930, lorsque des protections
juridiques favorisant la syndicalisation et des gestes posés par des
travailleurs excédés ont aidé à transformer ces emplois en des
professions davantage dignes de la classe moyenne.
Du côté de la National Restaurant Association, on affirme que
les manifestations sont des tentatives de « regarnir les rangs
des syndicats ».
Le lobby de l'industrie espère que les organisateurs seront
respectueux des clients et des travailleurs durant les manifestations.
LE WERWOLF
ICI.Radio-Canada.ca :: Lien
Repéré par : Le Vieux Loup


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