mercredi 17 septembre 2014

L'écart se resserre entre le oui et le non en Écosse




À la veille du référendum sur l'indépendance de l'Écosse, les trois derniers sondages donnent une avance modérée au camp du non, avec 52 % des voix. 

Dans le sondage d'Opinium, le soutien à l'indépendance gagne un point, à 48 %, par rapport à la précédente enquête publiée le week-end dernier. Du côté d'ICM, qui accordait le mois dernier 55 % des voix au maintien de l'Écosse dans le Royaume-Uni, l'appui au non a chuté. Quant à l'institut Survation, il confirme cet état de fait. 

Les résultats des sondages sont donc identiques si l'on exclut les personnes indécises. Or, leur pourcentage varie de 8 % à 14 %, selon le sondage.

Le camp du oui est optimiste devant ces résultats. Les sondages montrent que « nous sommes tout près d'un succès jeudi », a dit Blair Jenkins, qui dirige le mouvement favorable à l'indépendance, Yes Scotland

Les enquêtes ont été réalisées à partir de vendredi, jour où les deux camps ont redoublé d'ardeur pour convaincre les électeurs. 


Écart générationnel



En réaction aux sondages très serrés des dernières semaines, les organisateurs des deux camps en Écosse ont appelé leurs partisans à tenter de convaincre les membres de leur famille de la validité de leur option. Mais les discussions familiales deviennent souvent tendues lorsque le sujet du référendum émerge à table. 

C'est que les jeunes seraient surtout favorables à l'indépendance, alors que les personnes âgées de 60 ans et plus préféreraient davantage le statu quo. Ces derniers s'inquiètent des conséquences que pourrait avoir la sécession sur leurs pensions, les services de santé et leurs économies. Selon les sondages, plus de 63 % des Écossais âgés voteront pour rester dans le Royaume-Uni. 

« Mon père a arrêté de me parler lorsque je lui ai confié que j'allais voter oui [...] Il m'a même bloquée sur Facebook. » — 
Laura Brown, une étudiante de 21 ans
  Le camp du oui compte beaucoup plus d'Écossais de moins de 40 ans et, parmi les 124 000 électeurs âgés de 16 à 17 ans, l'appui à l'indépendance est massif. 

Bien sûr, les convictions politiques peuvent aussi rassembler les générations. C'est le cas de Miriam Brett, 23 ans, et de son grand-père. 


« J'étais si fière lorsque mon grand-père m'a dit qu'il allait voter oui que j'ai éclaté en sanglots. »
 Miriam Brett, 23 ans
 
« Un vote pour le oui est très important pour notre génération. Nous voulons faire comprendre à nos grands-parents que l'avenir est assuré entre nos mains, que nous pourrons construire un meilleur avenir pour nous et nos enfants », explique Miriam Brett. 

De leur côté, les partisans du non estiment que les jeunes devraient profiter des conseils de leurs aînés, qui ont plus d'expérience. 

« Beaucoup de jeunes croient que l'indépendance est une panacée. Ils pensent que c'est une aventure sans aucun risque. Mais ce n'est pas un jeu vidéo », dit notamment la retraitée Liz Mullen, 68 ans. 






LE WERWOLF




ICI Radio-Canada.ca :: Lien


Repéré par : Le Vieux Loup 


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire